Un peu d'histoire
L'embaumement des Egyptiens est la forme historique de la thanatopraxie. La forme moderne, telle que nous la connaissons aujourd'hui est apparue en France au début des années 60, vers 1963 pour être un peu plus précis.
Le fluide qu'utilisait Jean-Nicolas GANNAL en 1841 (sulfate simple ou double d'alumine, nitrate de potasse et borax) fut remplacé par le formol, (HCHO), découvert à la fin du XIXème siècle, suite à une erreur de manipulation d'un laborantin quelque peu distrait, (HOFFMANN isola la formaline vers 1868), et utilisé, par le Dr BAUDRIAN, pour la première fois en thanatopraxie, en 1879, pour embaumer GAMBETTA.
La thanatopraxie a pour but de retarder les effets de la thanatomorphose, de la transformation du corps suite au décès. Elle tend à se développer de plus en plus du fait de l'éclatement géographique des familles et au changement de nos rituels funéraires.
La crémation n'est donc pas la mort de la thanatopraxie, il faudra toujours autant de temps pour réunir une famille géographiquement dispersée, que ce soit pour une inhumation ou pour une crémation.
Des recherches effectuées par des scientifiques américains dans les années 1970 ont apporté la preuve que les soins de conservation réduisent effectivement la population microbienne d'au moins 90%, assurant une bonne asepsie du corps, autorisant ainsi un dernier contact avec le défunt.
La pratique des soins de conservation allonge considérablement les délais de transport avant mise en bière, qui passent ainsi de 24 heures à 48 heures.
La thanatopraxie permet aussi, et c'est important de redonner au défunt une image plus reposée, plus paisible, et de ce fait, aider les familles dans leur travail du deuil.
C'est une chimie de conservation à opposer à une chimie de destruction organique.